Comprendre la réglementation sur le RADON

Gaz radioactif d’origine naturelle, le radon provient de la désintégration du radium, lui-même issu de la désintégration de l’uranium contenu dans la croûte terrestre. Indolore et incolore, ses effets sur la santé sont néfastes provoquant, notamment, des cancers des poumons.

Le risque d’exposition se fait donc par voie respiratoire. Ce diagnostic est obligatoire pour certains lieux publics depuis août 2004 et doit être reconduit tous les 10 ans.  Il l’est aussi dans les établissements publics et privés dans 31 départements classés comme prioritaires.

L’ordonnance du 10 février 2016 devrait offrir une meilleure visibilité au Diagnostic Radon. Il est prévu qu’il soit intégré au Dossier de Diagnostic Technique (DTT) à travers une mention dans l’ERNMT.

Le diagnostic radon vise donc à mesurer à l’aide d’un dosimètre normalisé la concentration de becquerels par m3 dont le seuil ne peut dépasser 400 Bq/m3.

31 départements sont, pour l’heure, concernés par ce diagnotic. Cependant, une cartographie plus précise devrait certainement voir le jour comme le préconise l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et ce, à l’échelle communale.

Peu présent dans l’air, le radon à la particularité de s’infiltrer par le sol. Il s’accumule souvent dans des endroits clos et peu ventilés comme les caves et dans les maisons modernes les vides sanitaires. Sa  concentration varie en fortement d'une région à l'autre, en fonction de la nature géologique du sous-sol. Le granit et le schiste en contiennent plus, les sols sédimentaires moins. C’est sur cette analyse que 31 départements ont été classés prioritaires.