Comment prévenir le risque gaz dans mon logement ?

#DefimVousRepond

C’est d’actualité. La saison froide est de retour, la chaudière tourne à plein régime. Avec le gaz, on pense d’abord au risque d’explosion, un peu moins au risque d’intoxication. Les deux ne peuvent cependant être considérés à la légère. Quelques conseils donc pour prévenir le risque gaz chez soi. 

Un entretien régulier de sa chaudière

Essentiel. Ça vaut pour une chaudière gaz, mais aussi pour le bois, le charbon, les pellets. Tout appareil de chauffage avec une puissance comprise entre 4 et 400 kilowatts, doit être entretenu chaque année. Peu importe que l’on soit propriétaire ou locataire, c’est une obligation.

Comptez de 80 à 150 euros en moyenne, un peu plus, un peu moins selon le type de chaudière, et le type de contrat proposé par votre chauffagiste adoré. On préférait se dispenser de cette visite d’entretien, garder l’argent pour soi, mais le propriétaire comme le locataire peuvent s’en mordre les doigts. Le bailleur peut retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie, et en cas de sinistre, l’assureur peut très bien refuser d’indemniser. 

Le jeu n’en vaut pas la chandelle, d’autant qu’une chaudière bien entretenue se révèle moins gourmande avec 8% à 12% d’économies d’énergie selon les experts

Un diagnostic à la vente et à la location

On le rappelle, la réglementation réclame un diagnostic gaz à la vente, mais aussi à la location depuis 2017-2018. Pas le choix, si l’installation a plus de quinze ans, le rapport doit être annexé à l’acte de vente/contrat de location. L’ambition est claire, repérer les anomalies de l’installation gaz dans le logement. Malheureusement, si ce diagnostic est systématiquement réalisé lors d’une vente (le notaire y veille !), il passe parfois (souvent ?) à la trappe lors des locations de particulier à particulier. 

Et pourtant les anomalies sont plus fréquentes qu’on ne le croit : près de six installations sur dix présentent au moins une anomalie. Comme un robinet de commande non fonctionnel, des ventilations absentes ou bouchées, des tuyaux souples qui remontent à Mathusalem, et on en passe. Le plus souvent, le propriétaire n’en a pas forcément conscience. 

Qu’on se rassure, toutes les anomalies ne sont pas forcément synonymes de danger immédiat, mais, on le rappelle, un logement qui présente un risque pour la sécurité de ses occupants, est considéré comme non décent. Autrement dit, il ne peut être loué. 

Parce que le risque zéro n’existe pas… 

Enfin parce que le risque zéro n’existe pas, quelques petits conseils supplémentaires. Comme par exemple l’entretien des ventilations. Eh oui, même si de l’air froid pénètre par les grilles d’aération, il faut s’abstenir de les boucher comme le diagnostiqueur le constate, malheureusement, trop souvent. 

Enfin, l’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone (NF tant qu’à faire) est aussi une garantie en cas de défaillance de son installation. Ce détecteur vendu quelques dizaines d’euros dans le commerce, alerte de la présence de ce gaz aussi toxique qu’incolore et inodore. Obligatoire chez plusieurs de nos voisins européens, mais toujours pas en France. Chaque année, pourtant, on recense de 3.000 à 4.000 personnes intoxiquées, et près d’une trentaine de décès.

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