Nouveau DPE : les questions les plus posées

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L’arrivée du nouveau DPE au 1er juillet suscite toujours beaucoup de questions. En voici encore quelques-unes.


Est-ce qu’un DPE conventionnel est vraiment représentatif en termes de consommation?


Il faut bien comprendre l’esprit du DPE : on parle d’une estimation des consommations. La méthode conventionnelle repose sur des standards d’occupation : par exemple une température de chauffe du logement à 19 °C, des données climatiques moyennes, une occupation moyenne du logement en journée et tout au long de l’année… Il s’agit donc d’une consommation standardisée dont l’avantage est de permettre la comparaison de plusieurs biens entre eux.


Qu’un écart existe entre les consommations réelles et l’estimation donnée par le DPE, n’a donc rien d’extraordinaire. Pour caricaturer, une personne qui vit chez elle toute la journée du 1er janvier au 31 décembre, et qui chauffe son logement à 23°C, aura des consommations bien plus élevées que l’estimation fournie par le DPE. Les consommations dépendent à la fois des performances énergétiques d’un bien et du mode d’occupation. C’est pour cette raison que la méthode sur factures est supprimée au 1er juillet 2021, car elle ne se basait que les habitudes des occupants.


Puis-je avoir des subventions grâce au DPE?


L’État a profondément revu ses dispositifs d’aides à la rénovation énergétique, et sans doute les fera-t-il évoluer encore dans l’avenir pour promouvoir davantage la rénovation des logements. Aujourd’hui, le DPE peut être demandé dans plusieurs situations.

Par exemple, pour l’obtention d’un PTZ (Prêt à taux zéro) lors de l’achat d’un logement, le DPE est demandé depuis janvier 2020. Et si le bien est classé en F ou G, il sera même réclamé un DPE projeté, autrement dit un DPE qui permet de simuler la performance énergétique d’un bien après travaux.

La prime de transition énergétique, MaPrimeRénov’, désormais ouverte à tous les ménages ainsi qu’aux bailleurs, peut aussi exiger le DPE. En effet, une étiquette F ou G peut ouvrir droit à une prime bonifiée (de 500 à 1 500 euros selon les revenus des ménages), mais à condition qu’un audit énergétique montre que les travaux permettent d’atteindre au minimum une classe E.

Au-delà de ces aides nationales, on recense aussi de très nombreuses aides locales. Des régions, des intercommunalités, des communes peuvent parfois réclamer un DPE avant de délivrer une subvention. Pour en savoir davantage, le réseau Faire (www.faire.gouv.fr) propose un conseil gratuit et personnalisé aux particuliers qui souhaitent rénover leurs logements.


Est-il vrai que les installations au fioul vont être amenées à disparaitre ?


Effectivement, leur disparition est programmée puisque dès le 1er janvier 2022, il sera interdit d’installer une chaudière au fioul neuve. L’énergie est jugée bien trop polluante. Le gouvernement a même l’intention, selon un projet de décret, d’interdire l’installation de nouvelles chaudières dans le logement neuf dès le 1er juillet 2021.

Néanmoins, il reste possible (et même vivement conseillé) d’entretenir sa chaudière après 2022, sans aucune limite de temps. Le projet de décret prévoit par ailleurs des exemptions en cas d’impossibilité par exemple d’installer un autre moyen de chauffage.

En parallèle, le gouvernement a également gonflé les aides pour inciter les propriétaires à remplacer leur chaudière au fioul par un autre moyen de chauffage plus performant. À noter que le nouveau DPE qui entre en vigueur au 1er juillet 2021 va pénaliser davantage le fioul : pour se faire une idée, quelque 600 000 logements équipés de ce mode de chauffage devraient perdre une classe énergétique et à l’avenir basculer en « passoire énergétique ».

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