Est-ce que je dois aussi faire des analyses amiante à la vente ?

Oui, des analyses s’imposent pour écarter tout soupçon. Car même si on se cantonne au repérage des éléments visibles et accessibles en cas de vente, l’opérateur a parfois besoin d’un labo pour conclure à la présence ou à l’absence d’amiante.

Oui, des analyses s’imposent pour écarter tout soupçon. Car même si on se cantonne au repérage des éléments visibles et accessibles en cas de vente, l’opérateur a parfois besoin d’un labo pour conclure à la présence ou à l’absence d’amiante.

En matière d’amiante, on trouve tout et n’importe quoi. Les fabricants en ont mis partout :  plus de 3.000 produits ont été recensés dans le bâtiment contenant de l’amiante. Il y a des classiques comme le fibrociment ou les dalles de sol (les fameuses dalami), mais aussi des matériaux plus exotiques qu’on ne rencontre quasiment jamais.

En cas de présence de flocage, de faux plafond ou de calorifugeage le prélèvement est obligatoire, mais face à une dalle de sol ou une tôle fibrociment dans un bâtiment du siècle dernier, disons-le, il y a de très grandes chances de trouver de l’amiante. Mais gare aux exceptions. Avant que l’interdiction de l’amiante n’entre en vigueur (en 1997, on le rappelle), certains fabricants produisaient déjà des versions de leurs produits sans amiante.

Passage au labo

Du coup, comment être sûr qu’un matériau ou un produit, contient ou ne contient pas d’amiante ? La réglementation ne laisse pas 36.000 solutions au diagnostiqueur.

1. il peut s’appuyer sur un marquage du matériau. Quelquefois, les matériaux fibrociment portent une mention AT (Asbestos technology) ou NT (Non asbestos technology) qui permet instantanément de savoir à quoi l’on a affaire.

2. il peut aussi s’appuyer sur un document comme une facture par exemple. Enfin,

3. S’il est possible de prélever un échantillon, il peut recourir à une analyse auprès d’un laboratoire Cofrac.

Moralité, sans marquage (ce qui arrive le plus souvent) et sans document (ce qui arrive encore plus souvent), le diagnostiqueur n’a d’autre choix que de réaliser une analyse. Car entre une dalle de sol qui contient de l’amiante et sa sœur jumelle qui n’en contient pas, le diagnostiqueur n’a pas d’autre moyen de trancher. Parce qu’un examen visuel ne veut pas dire qu’il est capable de déterminer à l’œil nu la présence microscopique d’amiante, juste que son repérage va se limiter aux matériaux visibles et accessibles.

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