Comment j’améliore mon confort d’été ?

#DefimVousRepond

Oui, plutôt essentiel par les temps qui courent. On appelle « confort d’été » la capacité d’un bâtiment à résister aux canicules. Autrement dit,  sa capacité à garder le frais, et laisser la chaleur du dehors. Justement, depuis juillet 2021, le DPE renseigne aussi à ce sujet et donne quelques pistes pour que le mercure ne s’emballe pas chez soi. 

Le DPE vous parle

Avoir chaud chez soi l’hiver, c’est important. Mais ne pas avoir trop chaud l’été risque aussi de devenir une préoccupation croissante dans l’avenir, alors que  les experts du climat nous promettent deux fois plus de vagues de chaleur d’ici 2050. 

Depuis sa réforme en juillet 2021, le nouveau DPE renseigne justement sur le confort d’été. Pour le moment, reconnaissons-le, l’indicateur fourni par le diagnostic reste sommaire : en gros on vous dit si dans votre logement, le confort d’été est « bon », « moyen » ou « insuffisant », le tout matérialisé par des couleurs qui vont bien. 

Petite précision, le DPE renseigne sur le confort d’été passif ; en clair, la capacité du bâtiment à garder le frais, sans recourir à des équipements tels que les dispendieux climatiseurs. Cet indicateur est la combinaison de plusieurs paramètres : l’isolation de la toiture, le caractère traversant du logement, les protections solaires extérieures (comme des volets ou brise-soleil), la présence de brasseurs d’air et l’inertie du bâtiment.

Mauvais en hiver, mauvais en été aussi

Du coup, pour améliorer son confort d’été, il n’est pas forcément nécessaire d’investir dans un climatiseur. L’Ademe met justement en garde contre ce genre d’achat compulsif, particulièrement désastreux pour l’environnement. « Un climatiseur mobile de classe A, c’est plus de 130 euros pour un mois d’utilisation, soit jusqu’à 2,5 X plus qu’un climatiseur fixe et près de 30 X plus qu’un ventilateur. » En 2020, l’Ademe, toujours, estime que la climatisation dans notre pays a été responsable de 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le bâtiment. 

Si on veut sauver la planète, mieux vaut donc agir sur l’enveloppe du bâtiment. La clé reste bien entendu l’isolation : un logement correctement isolé au niveau de sa toiture, des murs et des fenêtres laissera moins vite entrer la chaleur en été et le froid en hiver. Le DPE est donc doublement précieux avec ses indicateurs pour identifier les points faibles dans l’isolation thermique et guider les propriétaires dans leurs travaux prioritaires.

Moralité, la rénovation thermique, ce n’est pas seulement pour avoir plus chaud l’hiver ou abaisser sa facture énergétique, c’est aussi pour se sentir bien mieux chez soi l’été. 

Aller plus loin :L’Ademe a publié en mai 2022, un tutorial « Comment garder son logement frais en été ? ». Avec un tas de petits conseils pour garde son logement au frais : fermer ses fenêtres et volets en journée, placer des plantes près des fenêtres…

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